Louis Souquet-Basiège

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 Projet pictural : « Révéler l’âme des objets inanimés ». Je trouve en effet que les objets les plus dérisoires que recèle notre environnement, parfois les plus dégradés, ont une beauté secrète qui ne manque pas de m’émouvoir.

 

Un ami peintre, Marc Giai-Miniet, chevalier des Arts et des Lettres a écrit récemment à mon sujet :

« Louis Souquet-Basiège (que nous écrirons LS-B par la suite) est incontestablement peintre. De ces peintres qui prennent à bras-le-corps les outils, les matériaux de l’atelier , les pâtes colorées des tubes, les médiums, les huiles et les siccatifs, comme si déjà, avant de devenir « tableaux », ils s’organisaient naturellement pour se mettre à sa disposition et à son service.

 

L’apparente facilité avec laquelle LS-B peint n’est cependant que le résultat d’une maîtrise acquise au cours de longues années d’un opiniâtre labeur, d’un métier sans cesse remis en cause et d’une vision du monde sans cesse affinée. Au fil des années, rejetant les arabesques, les à-coups et les dépressions de l’imaginaire, il a su traquer ce qui, au fin fond de lui-même, semblait lui parler et faire émotion. Il a su trouver dans la rigueur des constructions et dans une palette sobre une façon d’élaborer son style et son univers. La composition du tableau est autant architecture, et les architectures ainsi peintes sont autant la construction de l’image. Il y a superposition chez lui de l’image du réel et de la construction du tableau, comme si son besoin de rigueur dans la composition l’avait amené à peindre des architectures. Il a quelque chose du bâtisseur.

 

Mais ce qui nous semble être, trop rapidement peut-être, des immeubles, des pans de murs, des façades trouées de fenêtres, en somme des représentations urbaines anonymes et choisies spécialement par LS-B pour leur anonymat, n’est là que comme témoignage de l’activité humaine, comme présence matérielle d’une vie occultée avec ses bonheurs éphémères et ses drames silencieux. LS-B semble porter son regard nostalgique sur des endroits vieillis, usés voire en ruines, témoins d’un passé industrieux plein d’humanité mais encore éclairé par les souvenirs.

 

LS-B n’est pas que peintre. Il fut marin, né dans une île lointaine. Il a fait plusieurs fois le tour de la Terre. C’est dans sa façon d’aborder les immeubles comme un marin en bateau s’approche des côtes ou des falaises que l’on ressent bien cela. Cette façon de confronter le regardeur à une verticalité qu’il sait trouer d’obliques, de perspectives, de portes, de chenaux pour le regard, comme autant d’entrées de ports ou de passes entre des îlots. Il y a bien de cela dans ses vues de New York, dans justement ces îlots d’immeubles fendus par l’encaissement des rues, des coursives, des terrasses. LS-B a peint souvent la base sous-marine de Saint-Nazaire, de face, en plein champ du tableau, comme une île vue d’un bateau. Le grand blockhaus devient alors un immense rocher posé sur l’eau et s’y reflétant, plein de mystérieuses ombres et de drames assoupis. Presque un autoportrait du peintre. »

 

 

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